Ma reconversion professionnelle.

Si tu as accès à ce blog, c’est que tu te poses la question d’une reconversion professionnelle ou d’une future installation dans la décoration d’intérieur. Je te remercie de m'avoir contactée et de ton intérêt pour ce domaine d’activité qui me passionne.

Compte tenu du nombre croissant de demandes que je reçois chaque semaine, il m'est malheureusement impossible de répondre individuellement à toutes les questions. J’ai donc rédigé ce blog afin de répondre de manière globale en reprenant les questions qui reviennent le plus souvent.

Comment ai-je décidé de me reconvertir dans la décoration d’intérieur ?

Je travaillais auparavant dans un tout autre secteur (la banque). J’ai été cadre bancaire pendant 12 ans avant de tout quitter. J’ai toujours été passionnée par l’aménagement, les couleurs et la création d’ambiance. Un jour, j’ai décidé d’en faire plus qu’un loisir : j’ai entamé une formation, puis développé mes premiers projets.

Tout a commencé en 2011.

Je viens d’être embauchée en tant que Chargée d’Affaires pour les Professionnels dans une banque et décide d’investir dans mon premier appartement pour fêter ça ! Appartement à relooker en intégralité, du sol au plafond.

Je me découvre un goût pour la décoration et j’apprécie la casquette de « chef de chantier ». La rigueur c’est mon point fort. 

Les années passent. Les investissements s’enchaînent.

Le critère indispensable : apporter une véritable valeur ajoutée au projet.  Pouvoir imaginer la décoration, optimiser les espaces, choisir les matériaux, coordonner les interventions de chaque corps de métier.

Le résultat est à chaque fois sans appel : j’aime décorer, imaginer, relooker, et bien sûr m’adapter au budget fixé (ne l’oublions pas, à cette époque je suis toujours cadre bancaire et la notion de budget est indispensable).

Mes locataires sont ravis des logements qui leurs sont mis à disposition. 

Pour aller plus loin et disposer de toutes les notions techniques nécessaires, je décide de me former officiellement dans la déco.

Faut-il avoir un diplôme pour exercer ?

Ce n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé : une formation apporte des bases techniques (plans, perspectives, normes, logiciels...). Certains clients ne le demandent pas, mais cela rassure et crédibilise.

Attention en revanche, j’ai l’impression que la majorité des formations ne préparent pas au cœur du métier : devenir chef d’entreprise. Gérer la relation client, constituer ses tarifs, comprendre la gestion et la comptabilité d’une entreprise …

Quelle formation ai-je suivi ?

J’ai suivi une formation en décoration d’intérieur, en ligne. De nombreuses écoles existent : certaines très techniques, d'autres plus axées sur le style. Il faut choisir en fonction de son budget, de son rythme (temps plein ou en parallèle d’un emploi) et de ses objectifs.

Pour ma part j’ai opté pour L’École française du Design en ligne, pendant plusieurs semaines. Puis j’ai intégré une École d’architecture et de décoration d’intérieur à distance. Je ne recommande toutefois pas forcément ces deux options qui ne m’ont pas semblé adaptées : contenu parfois peu pertinent ou trop léger, logiciels de 3D inadaptés, décoration trop démodée…

J’ai donc adapté ma formation : j’ai pris des cours particuliers pendant plusieurs semaines avec un architecte d’intérieur spécialisé dans la création de rendus 3D. Un complément indispensable pour me lancer dans les meilleures conditions.

Dois-je maîtriser les logiciels comme SketchUp ou AutoCAD ?

Ce n’est que mon avis mais oui, au minimum je pense sincèrement qu’il faut maîtriser un logiciel 3D comme Sketchup si on veut réussir à présenter un projet de qualité professionnelle. On peut débuter avec des outils simples pour s’entrainer dans un premier temps (type HomebyMe, KoziKaza) puis monter en compétence avec SketchUp.

Comment trouver ses premiers clients ?

Mes premiers projets venaient de mon entourage, puis d’Instagram et très vite du bouche-à-oreille. Au début, il faut être visible : partager du contenu (avant / après, moodboards, conseils), créer un portfolio, et se construire une identité esthétique claire.

Est-ce un métier rentable ?

Oui, il peut l’être, mais pas immédiatement et pas pour tout le monde. Les premiers mois servent souvent à apprendre, structurer, tester et se faire connaître. Ensuite, avec une stratégie claire (offres, tarification, marketing, réseaux sociaux), les revenus deviennent réguliers. En tant qu’ancienne banquière qui accompagnait des chefs d’entreprises, je recommande vivement de disposer d’une épargne représentant au minimum 1 an de salaire avant de se lancer. Cela permet de ne se consacrer qu’au développement de son entreprise sans devoir stresser pour la partie financière. A titre personnel, j’avais presque 2 ans de salaire de côté au moment de me lancer à titre de précaution.

Comment fixer ses tarifs ?

On peut facturer à l’heure, au forfait, au m² ou à la mission. Le tarif dépend :

  • de l’expérience,

  • de la région,

  • du niveau de prestation (simple conseil ou projet complet clé en main).

  • du positionnement client (moyen de gamme ou haut de gamme)

Il est normal que cela évolue au fil de sa pratique, en fonction du type de client de l’on veut viser …

Faut-il créer une entreprise pour se lancer ?

A partir du moment où tu factures, tu dois au minimum ouvrir un compte bancaire dédié et t’immatriculer afin de bénéficier d’un numéro SIREN.

Beaucoup commencent en auto-entrepreneur pour tester le marché puis évoluent ensuite (EURL, SASU…). Un expert-comptable peut t’aider à faire les bons choix en fonction de ton statut familial, tes charges professionnelles... Attention toutefois de tomber sur un interlocuteur de qualité qui saura t’expliquer ses calculs pour te permettre de comprendre les différentes options qui s’offrent à toi.

A titre personnel, je suis restée par choix sous le statut d’auto-entrepreneur depuis ma création d’entreprise en 2020 (assujetti à TVA depuis la deuxième année car j’ai vite généré du chiffre d’affaires) et je ne compte pas changer. Ce statut me permet de réaliser jusqu’à 77 700 euros HT de chiffre d’affaires (ce seuil évolue chaque année) sur une année ce qui est plutôt confortable pour une personne.

Comment gérer la peur de se lancer ?

Tout le monde doute au début : c’est normal.

La clé est d’avancer étape par étape : se former, pratiquer, créer son identité, communiquer. On progresse en faisant, pas en attendant d’être parfait.

Mon conseil: on ne peut développer son activité qu’en étant à 100% consacré à un seul et même projet. Si tu as l’intention de garder ton emploi en tant que salariée à titre de précaution financière dans un premier temps, avant que ton activité de décoratrice ne soit pleinement lancée, c’est à mon sens une erreur. Car tu n’auras pas le temps ni l’énergie nécessaire pour faire ce qu’il faut au moment où il le faut.

Ai-je un conseil pour quelqu’un qui veut suivre le même chemin ?

En t’installant à ton compte, tu seras cheffe d’entreprise, avant d’être décoratrice d’intérieur.

La créativité aura autant d’importance que la bonne gestion de ton activité (les chiffres sont très importants, ainsi que la relation avec tes futurs clients). Ce point doit être pris en compte avant même de te lancer.

Et pour terminer :

Si ce n’est pas encore le cas, je te recommande de t’abonner à un compte Facebook qui m’a bien aidé lors de mon démarrage. Il s’agit d’un groupe dans lequel tu pourras je l’espère trouver un grand nombre de réponses à tes questions en complément de ce blog :

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En parallèle, n’hésite pas à consulter mon compte instagram, dans la story à la une INTRO, tu trouveras quelques réponses à tes questions également.

https://www.instagram.com/espace_et_matieres/?hl=fr

 

En espérant avoir pu t’aider à mon petit niveau.

 Je te souhaite une belle continuation.

Caroline MURAT

ESPACE & MATIÈRES